La cuisine japonaise excelle dans la superposition de sources d’umami : kombu (glutamate) + katsuobushi (inosinate) créent un effet multiplicatif ×7-8 (et non additif).

Ce principe — découvert scientifiquement par Kikunae Ikeda en 1908 mais utilisé empiriquement depuis des siècles — explique pourquoi le dashi double (kombu + katsuobushi) est si puissant comparé à ses ingrédients pris séparément.

Sources d’umami courantes en cuisine japonaise :

  • Glutamate : kombu, miso, sauce soja, parmesan (oui, ça marche en fusion)
  • Inosinate : katsuobushi, viande, poisson
  • Guanylate : shiitake séchés, levure maltée

Empiler glutamate + inosinate ou glutamate + guanylate produit l’effet multiplicatif. C’est pourquoi un ramen miso enrichi de shiitake séchés est si profond, ou pourquoi un risotto au parmesan saupoudré de bonite séchée fonctionne magnifiquement.