Le dashi (出汁)
Le fondement de la cuisine japonaise. Bouillon clair à base de kombu (algue) et katsuobushi (bonite séchée), infusé brièvement. Il constitue la base du miso shiru, des sauces, des nimono (mijotés) et des bouillons de ramen.
- Dashi ichiban (premier dashi) : kombu + katsuobushi infusés brièvement → bouillon clair et parfumé pour les soupes
- Dashi niban (second dashi) : réutilisation des ingrédients du premier dashi, mijoté plus longtemps → cuisson et sauces
- Dashi vegan : kombu + shiitake séchés (extraction à froid 8 h) → voir le ramen vegan du cookbook
L’arrosage teriyaki (照り焼き)
La technique qui donne son nom au plat : incliner la poêle et arroser la viande à la cuillère avec la sauce pendant la cuisson. C’est ce mouvement répété qui crée le « teri » (照り), le lustre brillant et laqué.
Jamais de marinade préalable dans la version traditionnelle — la sauce est ajoutée en fin de cuisson, quand la viande est presque cuite, et caramélise par réduction et arrosage répété.
Ratio canonique teriyaki
Le ratio 2:2:2:1 (sauce soja : mirin : sake : sucre) est la base du teriyaki traditionnel. Source : Just One Cookbook.
- 2 càs de sauce soja
- 2 càs de mirin
- 2 càs de sake
- 1 càs de sucre
Voir la recette Sauce teriyaki authentique du cookbook.
La cuisson du riz (炊飯)
Le riz japonais (à grains courts) se prépare en 4 phases :
- Rincer 3-5 fois dans une eau qui clarifie progressivement
- Tremper 30 minutes à l’eau froide (étape essentielle pour l’hydratation uniforme du grain)
- Cuire par absorption : ratio 1,1 en poids au rice cooker, 1,5 en casserole
- Reposer 10 minutes couvercle fermé hors feu (la vapeur résiduelle finit la cuisson)
Voir les 4 techniques de cuisson du riz dans le cookbook (rice cooker, cocotte minute, créole, absorption casserole).
Le umami stacking
La cuisine japonaise excelle dans la superposition de sources d’umami : kombu (glutamate) + katsuobushi (inosinate) créent un effet multiplicatif ×7-8 (et non additif).
Ce principe — découvert scientifiquement par Kikunae Ikeda en 1908 mais utilisé empiriquement depuis des siècles — explique pourquoi le dashi double (kombu + katsuobushi) est si puissant comparé à ses ingrédients pris séparément.
Sources d’umami courantes en cuisine japonaise :
- Glutamate : kombu, miso, sauce soja, parmesan (oui, ça marche en fusion)
- Inosinate : katsuobushi, viande, poisson
- Guanylate : shiitake séchés, levure maltée
Empiler glutamate + inosinate ou glutamate + guanylate produit l’effet multiplicatif. C’est pourquoi un ramen miso enrichi de shiitake séchés est si profond, ou pourquoi un risotto au parmesan saupoudré de bonite séchée fonctionne magnifiquement.
Voir aussi
- Culture et traditions de la table japonaise — washoku, saisonnalité, présentation
- Erreurs courantes en France — miel au lieu de mirin, ail dans le teriyaki, etc.